C2SU

Corporation des Carabins de Sorbonne Université

Témoignage de Clara.B

– Primant ou doublant ? Places ?
– Filière ?
Primante en médecine, 318 au premier semestre, 278 au deuxième

– Type de BAC ? Mention ? Aisance en cours pendant le lycée ?
J’ai fait un bac S spécialité mathématiques (la spécialité n’a aucune importance à vrai dire), j’ai eu la mention très bien. J’étais très à l’aise au lycée, j’aime travailler des matières différentes les unes des autres et je participe beaucoup (ce qui peut expliquer pourquoi j’ai eu du mal à m’habituer aux cours magistraux de la fac). Si vous étiez ce type d’élève, ça peut être un choc au début, mais on s’y habitue.

– Type de logement pendant la (les) année(s) de P1 ? (familial, personnel, colocation…)
Au premier semestre, je vivais chez ma mère, et au deuxième semestre j’ai passé quelques semaines chez mes cousins, car je commençais à avoir du mal à travailler dans le même environnement.

– Méthode de travail ? Temps de travail ?
Au premier semestre, ma méthode de travail n’était franchement pas au point. Heureusement c’est le cas de la plupart des primants, et j’ai eu le temps de corriger les erreurs que j’ai pu faire. Je travaillais de 8h à minuit, parfois minuit et demi car je n’étais pas capable de m’arrêter sans culpabiliser sur mon retard : au final je n’en ai pas eu, mais je pense qu’en étant moins fatiguée j’aurai gagné quelques points le jour J.
Au deuxième semestre, je travaillais de 8h30 à 23h (grand maximum). Je faisais une pause de 12 à 13h puis ensuite de 18h à 19h30 environ. Et des petites pauses de 5min toutes les heures aussi.
Pour apprendre je récitais à haute voix, donc la bibliothèque n’était clairement pas pour moi. J’y allais quand je sentais que ma motivation était au plus bas, c’était très aléatoire. C’est important de rester un minimum connecté avec le monde pour ne pas déprimer mais aussi pour se motiver : à force on peut oublier l’enjeu du concours si on reste dans sa bulle et finir par se relacher progressivement.

– Avance pendant les grandes vacances ?
J’ai fait le stage de pré-rentrée de médisup pendant deux semaines.

– Avec ou sans prépa ?
Avec médisup du coup, et ça m’a BEAUCOUP apporté, autant sur le plan mental que sur la qualité de mon travail.

– Supports de travail ?
Au premier semestre : les fiches médisup pour toutes les matières en général + le poly d’ue1, le poly de biologie cellulaire de la fac (les schémas sont pas mal je trouve) et celui de BDR + le tut d’histologie et celui de BDD.

Au deuxième semestre : les fiches médisup à nouveau + le poly de physio (trèèèès bien), le poly d’ue7 (il faut ABSOLUMENT demander conseil aux tuteurs/référents sur l’ordre des chapitres à apprendre, c’est comme ça que j’ai réussi à prendre pas mal d’avance), les diapos d’ue6 et d’ue4 et les polys d’uecs2 et d’ueP… je n’ai pas pris les tuts pour ce semestre là car je pouvais prendre de l’avance sans (les tuts m’ont uniquement servis de cette manière : ça ne sert à rien d’avoir 36 supports différents pour un seul cour)

– Mode de travail ?
Je récitais mon cour entièrement à haute voix, et les passages que je ne retenais pas, je les notais sur une fiche que je récitais en premier la fois d’après. Je revoyais mal mes cours au premier semestre. Au deuxième, je notais sur la page de garde de chaque leçon le nombre de fois où je la récitais à nouveau pour mieux me retrouver.
Au premier semestre je pouvais passer 5h (6h voir 7h….) sur un cours. Ce n’était pas la méthode la plus adaptée pour moi. Je pense qu’en fractionnant plus les cours dès le départ j’aurai gagné des places. J’ai fait pas mal de craquage à cause de ça car j’étais très têtue et je refusais de lâcher mon poly tant que je ne le connaissais pas par cœur. Je faisais des qcms pour la majorité des matières sans m’acharner dessus non plus : avec le recul, je pense que si j’avais fait plus de QCM et moins de répétition à haute voix, le travail aurait été plus efficace… C’est plus efficace pour cibler les points qui sont mal sus

– Sorties extra-P1 ? Vie familiale et amicale ? Vie sportive ?
Au premier semestre je sortais très très peu, voire pas du tout. J’allais au restaurant de temps en temps avec mes parents. Je culpabilisais beaucoup de voir mes amis pendant que d’autres travaillaient. Comme je ne connaissais personne/ne parlais à personne (ni à la prépa, ni à la fac) je n’avais pas de repère sur ce que les autres faisaient lorsqu’ils ne travaillaient pas. Du coup, j’essayais de ne jamais m’arrêter (ce qui est vraiment idiot en y réfléchissant car je finissais par craquer à chaque fois), et je me suis éloignée de mes proches (là aussi une grande erreur : ce n’est pas parce qu’on ne sort pas qu’il faut s’isoler pour autant).

Au deuxième semestre je savais que je ne tiendrais pas si je continuais sur le même rythme. J’ai décidé de me laisser un soir de libre par semaine, en fonction de ma motivation du jour, parfois deux. Je voyais mes amis de temps en temps, surtout les soirs de concours blancs (je faisais déjà ça au premier semestre mais je me sentais mal de ne pas travailler). Je voyais des films quand j’arrivais à boucler le programme de la journée ou que je voyais que mon moral baissait sérieusement.
Je ne faisais pas de sport du tout (là aussi une erreur, je pense qu’en essayant de caler une heure voir deux heures par semaine dès le départ c’est largement possible de s’y tenir). Ça a été un sacré choc. Même si je n’étais pas très sportive, je passais très peu de temps chez moi en règle générale : rester toute la journée sur une chaise, c’est plus dur qu’on le croit.

– Cours en amphi, en vidéo ou pas de cours ? Participation aux ED ?
Je suis allée en amphi au début de chaque semestre, histoire de me mettre dans le bain. Je regardais certains cours en vidéo quand j’étais un peu démotivée, fatiguée ou que le cours était plus complexe. C’était très variable selon les matières, et personnel aussi car ce qui me semblait difficile, quelqu’un d’autre l’aurait sûrement compris aisément. J’ai essayé le cadre des ED mais ça ne m’a pas plu et j’ai trouvé ça lent : avec une prépa, c’était plus optionnel pour moi.

– Matières fétiches VS matières cauchemardesques ?
Au premier semestre j’ai eu beaucoup de mal à trouver des choses qui m’intéressaient dans les différentes matières : je me noyais dans le stress. Néanmoins, j’avais une grande fascination pour la Biologie du Développement, la BDR et certains chapitres d’anatomie, de biochimie et de biocell. L’histologie était aussi intéressante mais un véritable CALVAIRE à apprendre en tant que primante. Le reste ne me faisait ni chaud ni froid.
Ah, et je ne parlerais même pas de la physique……… (#jaijouéaulotolejourduconcours)

Au deuxième semestre, c’était l’inverse : il y avait peu de matières que je n’aimais pas. L’UECS2 surtout, et les derniers chapitres de santé publique, mais je crois que c’était plus un ras le bol général arrivée au bout de la course. L’UE6 ne m’intéressait pas beaucoup mais comme j’avais des super notes ça me boostait mon égo (très rare en paces).
J’ai tout simplement ADORE l’histoire de la médecine et la psycho… l’UE7 en général en fait, et la physiologie aussi.
J’étais une matheuse au lycée donc contente de faire un peu de matière à réflexion (et surtout de REUSSIR contrairement au premier semestre où la physique avait été un véritable massacre)

– Gestion du sommeil ?
J’essayais de dormir 8h par nuit pendant les deux semestres. Plus le concours approchait, plus la fatigue s’accumulait (je crois qu’on ne peut y échapper quelque soit son hygiène de vie). J’avais du mal à m’endormir donc j’ai commencé à prendre des compléments alimentaires et du magnésium.

– Gestion du stress ?
Au premier semestre : un vrai bordel
Au deuxième : des montées de stress occasionnelles que j’essayais de contrôler au maximum

– Conseils ?
-Commencer par l’histologie pour prendre de l’avance (et pas par la BDR, testé et désapprouvé)
-Dormir ET faire des siestes de 20min pendant la journée
-S’autoriser 1 sortie par semaine dès le début de l’année
-S’écouter soi même : que ce soit pour le travail (chacun sa méthode d’apprentissage !!!) ou pour sa santé (physique ET mentale). C’est un marathon éprouvant, (voire insupportable) mais c’est important de comprendre qu’il faut tenir sur la durée et pas uniquement le premier mois.
-Essayer de faire une heure de sport par semaine
-Couper les réseaux sociaux : une heure de ballade dans Paris, c’est beaucoup plus ressourçant qu’une heure d’instagram…

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